Sciences profanes et Sciences sacrées
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Les Nombres Premiers :
leurs secrets,leurs mystères
et les recherches qu'ils provoquent...
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Géométrie

 
Propos sur l’origine de la géométrie
 
 
Les pages indiquées renvoie au livre cité précédemment)
 
Toute science a son origine, toujours seconde par rapport à l’Origine.
Lorsque Husserl s’interroge sur L’origine de la géométrie[1], il ne voit pas que son origine vient, comme de multiples autres origines, de l’Origine de Tout ! La géométrie s’est enrichie au cours des âges grâce aux Connaissants incarnés à toutes les époques, reliés à la Tradition Primordiale d’avant « l’erreur à l’égard de l’Origine ».
La révélation par la Cause Suprême de la géométrie, comme des mathématiques et plus généralement encore de toute science de quelques qualificatifs qu’on lui donne, se fait au cours du temps qui s’écoule dans l’espace.
La Source a inspiré en rêve le fameux théorème de Fermat (1601 ? - 1665) que celui-ci consigna à son réveil, mais il ne put se souvenir de la démonstration. Il a été pourtant considéré comme juste jusqu’à sa démonstration par Andre Wiles en 1995.
Pour autant, la géométrie est-elle « identiquement la même » (p. 179) depuis Euclide ? Il semble bien que non. Un théorème comme celui de Pythagore n’est pas énoncé une fois pour toutes : la géométrie plane se réécrit autrement dans l’espace courbe. La nouvelle vision de la géométrie algébrique, inspirée par l’obsession d'Alexandre Grothendieck de repenser la notion d'espace, a bouleversé la manière même de faire des mathématiques. Ses         « idées ont pour ainsi dire pénétré l'inconscient des mathématiciens », dit Pierre Deligne (Institut des Etudes avancées de Princeton) qui ajoute : « Il lui fallait comprendre les choses du point de vue le plus général possible et une fois que les choses étaient ainsi comprises et posées, le paysage devenait si clair que les démonstrations semblaient presque triviales. »[2]
Ainsi Platon le Karuna est venue apporter, entre autres, la solution royale à la quadrature du cercle réputée être, par démonstration mathématique, non possible.
Lorsque Husserl  emploie l’expression « mes autres », pour parler de ceux qui parmi « les autres » (p. 182) lui sont connectés, il ne conçoit pas l’Unité du Tout : il n’y a pas en Réalité d’autres que Lui ! Il présuppose un « monde objectif », le même pour tous (p. 183) , qui ne peut exister dans notre espace-temps où chacun vit dans le monde qu’il se crée. Le psychisme humain est essentiellement subjectif et ne peut éviter les faussetés, tant que l’on ne dépasse pas l’opposition bien-mal, le dualisme, pour en même temps se trouver Libre véritablement au-delà de toutes les relativités !
Existe-il « une communauté de savants » « vivant dans l’unité d’une responsabilité commune » ? Cet idéal proposé est loin d’être atteint et « l’énonciation scientifique » ne pourra jamais être établie « une fois pour toutes » (p. 188-189) tant que le scientisme n’aura pas disparu. Les produits idéaux de la pensée mathématique aboutissent à des technologies et les théoriciens ne peuvent se désintéresser des applications pratiques qui peuvent semer la mort, servir le crime, dans des proportions de plus en plus dévastatrices. La logique humaine a des limites qu’il est important de cerner pour dépasser les opposés apparents et les réconcilier par leur Source commune. La seule logique humaine universelle serait une caricature d’unité, un appauvrissement par une uniformité dommageable.
La dé-duction n’est pas la « duction » in-duite à « intérieur de soi » pour être « transduite » sans l’interférence de la « duite » ; c’est la seule bonne con-duite possible en vérité. Il convient de redonner aux mots leur sens originel, celui de la Langue Racine de toutes les langues.
L’auteur de l’ouvrage, en se tenant « dans l’horizon de l’humanité » (p. 199) se disqualifie en refusant ainsi toute Transcendance. Les formes sont éphémères, le formalisme réducteur est inutile et seulement encombrant. Qui plus est, « l’animal rationnel » reste indéfiniment « animal » !
Les textes abscons comme ceux de Husserl et de son traducteur, Jacques Derrida avec sa théorie de la déconstruction, ne manquent pas dans la philosophie contemporaine. Une soi-disant élite intellectuelle s’en gargarise et tourne en rond dans des concepts fumeux !
Le Passage de la Conception à la Manifestation  se fait par l’intuition de beaucoup, mais encore plus certainement par ceux qui, ayant atteint la Perfection, viennent enseigner les humains. Il est vrai qu’ils sont mal reçus, à peine tolérés quand ils ne sont pas crucifiés ou mis à mort d’une façon ou d’une autre.
Aussi la science profane a-t-elle besoin de s’appuyer sur la Science Initiatique, la Science Révélée, pour faire les découvertes annoncées, en particulier par l’Instructeur du Verseur d’Eau.
Par subsomption, les concepts récemment révélés englobent « les anciennes activités créatrices premières. » Encore faut-il que les chercheurs  ne se fourvoient pas dans la direction de leurs recherches comme ceux qui veulent créer l’humain bionique. La Bible de l’ère du Verseau est là pour que l’orientation à prendre ne soit pas celle d’une robotisation de l’humain, mais celle d’un retour à la Perfection perdue.
Toute la géométrie est élaborée au plan de la Conception, mais elle est révélée par paliers au plan de la Manifestation. C’est toujours l’Esprit qui induit les connaissances, mais leurs applications dépendent du niveau de conscience des humains, et celui-ci a bien des déficiences qui lui font préférer la guerre, la haine de l’autre, l’envie de la puissance et de l’argent… aux énergies de paix, de concorde et d’amour que la Source déverse pourtant en abondance.
Ainsi l’enseignant en mathématiques Ian Stewart propose dans l’un de ses livres, 17 équations qui ont changé le monde, mais dont les conséquences néfastes de leurs applications priment sur leurs bienfaits. Certaines sont divinement inspirées, mais d’autres ne servent que des préoccupations mercantiles.
Qui  cherchera à résoudre « l’Equation de la Vie totale à Elle-même ? », demande Karuna Platon.
 

Pour vivre son Humanité plénière, c’est à l’Intérieur de soi que se met en œuvre la Voie du Mental qui permettra de produire son Corps Conscient et par l’Extérieur que se fera la juste exploration de l’Univers, du système solaire, des galaxies, en mettant en œuvre la technologie nécessaire, fusées, sondes spatiales, entraînement à l’apesanteur… Mais Extérieur et Intérieur se doivent d’être unis ; l’un ne va pas sans l’autre sous peine d’erreurs qui, renouvelées, produisent malheur sur malheur. In-Ter-I-Or-IT déchiffre la Langue sacrée. La Matière est une, qu’elle soit dite appartenir au microcosme ou au macrocosme. Le Lien doit se faire avec le Tout Universel. La relativité des formes passagères doit être vécue de manière à être dépassée.
Pour Être, nul besoin de la Forme ! Mais possibilité de prendre toutes les formes possibles !
 

[1] - L' origine de la géométrie, traduction et introduction de Jacques Derrida, Paris, PUF, Epimethée, 1962
[2] D’après http://www.math.u-bordeaux1.fr/~kbelabas/Orsay-info/fermat.html



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