Sciences profanes et Sciences sacrées
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Les Nombres Premiers :
leurs secrets,leurs mystères
et les recherches qu'ils provoquent...
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Géométrie

 
 
Illusion et hologramme
 
 
 
« « A la différence de ce qui se produit en photographie, l’ensemble des informations est enregistré
sur chaque fragment du support.
On peut ainsi briser une plaque holographique,
chaque fragment pourra être utilisé
pour reconstituer la plaque entière
. »
 
Michaël Talbot[1].
 
 
L’invention de la photographie holographique fait avancer considérablement ce qu’est l’Univers comme Illusion.

L’illusion holographique

L’univers holographique, hypothèse pour les physiciens, est depuis longtemps une réalité pour les métaphysiciens. Il est rappelé que : « L’holographie est une méthode de photographie qui permet la restitution en relief d’un objet en utilisant les interférences produites par deux faisceaux de lasers, l’un provenant directement de l’appareil producteur, l’autre réfléchi par l’objet à photographier.[2] » Chacun sait que l’hologramme à le pouvoir de restituer l’intégralité d’une image à trois dimensions à partir de l’une de ses parties[3].
Combien mieux encore que l'image plane dans le miroir convient l'image holographique en trois dimensions pour réfléchir sur la « réflection » ! L'hologramme rend compte d'une manière beaucoup plus juste du processus en jeu. Chaque morceau d'un miroir brisé peut, il est vrai, refléter l'objet que le miroir reflétait. Mais chaque partie d'une plaque photosensible, elle, contient la totalité de l'objet photographié avec une justesse étonnante. Les images holographiques n'ont pas de réalité propre par rapport aux objets photographiés, et pourtant elles existent et donnent l'illusion de la matière lourde. Les formes visibles en ce monde seraient de même des hologrammes des formes subtiles qui existent et les précèdent dans le monde des essences. Chaque élément du Tout qui est Unité en est l’hologramme.
Lorsque la connaissance de l’hologramme n’avait pas été encore manifestée aux humains, le miroir rendait déjà compte de l’irréalité de ce qui est appréhendé par nos sens et des interprétations qu’en fait le mental. Que nos sens soient relayés par des microscopes, des télescopes, des scanners…, aussi perfectionnés soient-ils ne change rien au fait que, toujours, c’est l’humain qui interprète, avec ses possibilités actuelles, et qu’il perturbe ce qu’il observe ! Les ordinateurs qu’il utilise ont été programmés par lui.
Le miroir reflète toutes choses, mais reste vide, non concerné. Il en est de même pour l’image holographique qui est aussi un reflet vide. Un pas se franchit dans l’âge-matière où nous sommes ; chaque indivi-dualité se doit de réaliser l’hologramme parfait de la Vie dans tous ses Aspects. Ainsi seulement, connaît-elle son Seigneur, « le Seing-Or, le Sceau de l’Origine[4] », sa précellence, sa pré-existenciation, son divin… selon les diverses dénominations employées par les Traditions authentiques. Tant qu’elle n’est pas cela, elle reste vide et n’a aucune réalité, elle demeure hors de son lit, individu-a-lité (a privatif de lit) : elle n’existe encore qu’en puissance d’Être.
La structuration du cerveau humain n’est pas encore accomplie : « La pensée “actionne” le mécanisme de votre cerveau et cela, vous devez le savoir.

La théorie holographique du fonctionnement
du cerveau
et celle des champs morphogénétiques

« Chaque pensée décrit un tracé et les différentes et multiples pensées qui vous assaillent forment un véritable encéphalogramme. Lorsque le cerveau humain pourra tracer un encéphalogramme avec les Courbes linéaires en Correspondance Cosmique sera l’indice que la nouvelle structuration sera agissante et pourra ainsi aider le Terrien en tout équilibre dans ses rapports planétaires…[5] »
« Le chemin qui devait amener Bohm à la conviction d’une similitude de structure entre l’univers et un hologramme s’amorça aux extrêmes confins de la matière, dans le micro-monde des particules subatomiques.[6] » Karl Pibram élabora un modèle holographique de l’Univers et une théorie holographique du fonctionnement du cerveau : « Différentes cellules du cerveau réagissent à des fréquences différentes et le cerveau fonctionne comme un analyseur de fréquences décomposant des schèmes de fréquences complexes en leurs éléments, fréquences qui sont ensuite converties en “objets” de la “réalité physique” par un problème analogue à l’éclairage d’un schème d’interférences par un rayon laser.[7] »
 
De nouveaux outils très performants sont donnés pour comprendre véritablement le passage du noumène au phénomène. En science, la théorie des champs morphogénétiques[8] de Rupert Sheldrake, la découverte de l'hologramme d'une part, et d'autre part la Dodécalogie, mère de la Transdisciplinarité, exposée par Emmanuel-Yves Monin dans son livre L’Univers en Codes-barres, voilà de quoi nourrir le Haut Intellect de ceux qui cherchent sincèrement la vérité[9] !
Les ondes interfèrent entre elles et les ondes de forme s'impriment dans et par les champs morphogénétiques, doués de mémoire, qui sans cesse se creusent, transforment et se transforment par la "loi de Correspondance et de Répondance"[10], faisant naturellement l'unité de l'intérieur et de l'extérieur, du subtil et du dense, de l'essence et de la matière.
Ce phénomène, dit de « résonance morphique », pose comme hypothèse que ces champs possèdent une mémoire qui guide, par « résonance », l'évolution. Ainsi des souris trouvent avec beaucoup de difficultés la sortie d'un labyrinthe dans lequel elles sont enfermées, dans un lieu précis. Par « résonance », d'autres souris, à l'autre bout du monde, trouveront facilement la sortie d'un labyrinthe semblable. Ainsi, dans une île du Pacifique, un singe lava, pour la première fois, avant de les manger, des pommes de terre larguées sur le sable de la plage par un groupe d'observateurs scientifiques : « Les scientifiques furent surpris de constater que, non seulement tous les singes de l'île, jeunes et vieux, lavaient leur pomme de terre dans la mer avant de la porter à la bouche, mais que tous les autres singes des autres îles voisines procédaient de la même façon alors qu'il n'existait pas de communication entre les îles...[11] »
Et cela se produit de la même façon dans les sociétés humaines comme chacun peut le vérifier lorsqu'une idée « est dans l'air ». Ceux qui sont réceptifs aux Inspirations du Ciel deviennent de plus en plus étonnés et ravis de toutes les synchronicités qu’ils constatent dans leur existence et dont rend compte « la Loi de Correspondance et de Répondance ».
Ainsi des acquis justes se répandent.
Ainsi émanent (“imanent” devrait-on dire en reprenant le mot encore employé par Ruysbroeck[12]) les choses - et les êtres sont des choses - par génération spontanée depuis le non-manifesté.
Ainsi se succèdent les formes dans le jeu des apparences.
Cette connaissance ancienne d'un Point Origine de chaque chose est encore maintenue actuellement. « Apprends que toute chose a son origine et que les choses qui sont en toi émanent de l'Origine première. Par ton contact avec la Source première, tu reçois le pouvoir et les connaissances que tu dois transmettre[13] », enseigne-t-on encore aujourd'hui au Congo (ex-Zaïre) en écho à l'ancienne Tradition.
Chaque être, chaque chose n'est-elle pas ainsi une Idée justement manifestée ? Une inspiration commune trouve des êtres réceptifs dans diverses cultures, sans liens apparents entre elles, pour produire des effets semblables, comparables, tout en étant diversement colorés par les énergies telluriques du lieu et par le milieu socio-culturel qui en découle.
Les ondes de forme creusent leurs champs morphogénétiques dans lesquels nous puisons instinctivement, par intuition le plus souvent, sans avoir conscience du processus ; c’est à partir d’elles que nous donnons à la matière de nouvelles formes de plus en plus complexes. Les phénomènes d’interconnexions, de résonance morphique constatés ont suscité cette hypothèse sur ces champs et celle du paradigme holographique pour rendre compte de… l’Unité du Tout !
Devant les formes surprenantes de cohérences qui surviennent aussi bien dans la physique quantique que dans la cosmologie, la biologie évolutive, la recherche sur la conscience, et les corrélations qu’elles sous-tendent, la réalité de l’unité du tout devient tangible. Les physiciens ont émis l’hypothèse d’un champ A et, « grâce aux ondes de torsion, le champ A relie les objets et les événements à une vitesse renversante, soit un milliard de fois plus vite que la lumière. Les configurations d’interférence des ondes de torsion créent des hologrammes à l’échelle cosmique, des hologrammes d’étoiles et de systèmes solaires complets. Ces hologrammes s’étendent à tout l’univers et établissent une corrélation entre ses galaxies et les autres macrostructures.[14] »

L’hologramme du Tout

Le monde de notre réalité est vu comme l’hologramme du Tout et l’Homme comme l’hologramme de l’Univers. Tout comme les Anciens affirmaient que le monde était le miroir de Dieu et Dieu le miroir de l’Homme ! Tout comme le miroir, hors de tout regard, l’hologramme reste vide. Comme il a toujours été dit, « comme vous voyez votre image dans ce miroir, ainsi en est-il de la création entière qui est le miroir de Dieu ; comme le miroir est vide et ne garde aucune trace de ce qu’il reflète, ainsi en est-il de la Création. Et l’homme ainsi est-il miroir de Celui qui est et, hors de son regard, est-il vide ! [15] »  
« Le miroir ne déforme pas la réalité, mais la réalité déformée est reflétée dans le miroir[16] » ; il en est de même dans l’hologramme : « Notre univers n’est qu’un reflet holographique de cette réalité, mais déformé, modifié, appauvri, comme peut l’être la doublure d’un vêtement par rapport à son endroit.[17] »
Nous vivons journellement avec l’illusion que traduisent nos perceptions sensitives. Notre corps physique n’est nullement cette matière solide que nous percevons avec nos sens. « En réalité, le corps physique est pour ainsi dire le produit final de subtils champs d’information qui le modèlent comme ils modèlent toute matière physique. Ces champs sont des hologrammes qui se modifient dans le temps [et sont] hors de portée de nos sens ordinaires.[18] »
Tous les objets ne sont donc que des champs d’énergie non observables (électromagnétique, de gravitation, protonique, électronique…) ; un champ n’a pas de substance ; à l’ensemble des vibrations potentielles sont associées des particules élémentaires de différentes natures qui se déplacent et entrent en interactions innombrables ! La substance unique serait-elle faite de quarks, leptons et gluons ?[19]
Tout est perpétuellement instable à la limite de la matière. Les champs n’ont pas de substance ; nous ne connaissons que des interactions incessantes de particules. Aucune chose n’existe en soi. Le Penser divin joue avec les Formes illusoires, il en donne l’Information.
 
L’hologramme tridimensionnel est fait de surfaces bidimensionnelles. Chaque surface bidimensionnelle est constituée de lignes unidimensionnelles, qui elles-mêmes se réfèrent à des points sans dimension ! Ainsi retrouve-t-on les postulats de la géométrie euclidienne : Adrien Marie Le Gendre, dans ses Eléments de géométrie, montre les intersections des volumes donnant les surfaces, celles des surfaces, les lignes et celles des lignes les points[20] qui n’ont aucune dimension. Quoi qu’on fasse, on ne trouvera toujours, à l’Origine de cette Il-Lus-Ion, que le Vide !
L’homme déconnecté du Tout est le seul à ne plus “savoir” ! Pour l’astronaute Edgar Mitchell, « toutes les choses dans l’univers ont la faculté de “savoir”. Chez les formes moins évoluées de matière, entre autres les molécules, cette faculté de “savoir” est plus rudimentaire puisqu’elles “savent” néanmoins comment se combiner pour donner des cellules. Les cellules “savent” comment se reproduire et repousser les intrus malveillants. Les plantes “savent” comment se tourner vers le soleil, et les oiseaux comment migrer vers le sud l’hiver.[21] » Ce savoir est encodé dans la matière.
Mitchell a expérimenté le fait que, dans l’état de conscience le plus élevé, l’homme pouvait entrer en communication avec l’Univers :
« Dans ces états, la conscience propre à chaque cellule du corps entre en résonance cohérente avec ce que Mitchell appelle
“l’information holographique inscrite dans le champ d’énergie quantique du point zéro”.[22] »
 
[1] - L’univers est un hologramme, Pocket, 1994, p. 39.
[2] - Brigitte Dutheil, L’univers superlumineux, Editions Sand, 1994, p. 126.
[3] - Voir Le Miroir, symbole des symboles, Dervy, 1995, chap. « L’holographie ».
[4] - Voir Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux, op. cit.
[5] - Platon le Karuna, La Racine fondamentale, Les Editions de la Promesse, 2004, p. 30-31.
[6] - L’univers est un hologramme, op. cit., p. 59.
[7] - Cité dans L’univers superlumineux, op. cit., p. 127.
[8] - Voir de cet auteur : Une nouvelle science de la vie : l'hypothèse de la causalité formative - Ed. du Rocher, 1985 et La Mémoire de l’univers qui développent l’hypothèse de la causalité formative et celle des champs qualifiés de « morphiques ».
[9] - Voir L'Univers en code-barres : Dodécalogie et Transdiciplinarité, op. cit. et, dans la revue Arkologie n° 19, décembre 1999 : « De la Physique quantique à la Dodécalogie » :
http://dodecalogie-appliquee.wifeo.com/-de-la-physique-quantique-a-la-dodecalogie.php.
[10] - L'Instruction du Verseur d'Eau, op. cit., p. 414.
[11] - Observation faite par un groupe de scientifiques américains de l'Institut de Technologie du Massachusetts.
[12] - Dans L'Ornement des Noces Spirituelles.
[13] - Faïk-Nzuji, Clémentine M. - Symboles africains - Texte photocopié, Louvain-la-Neuve (Belgique). Santiago (Chili), octobre 1997, p. 4.
[14] - Science et Champ Akashique, op. cit., p.134.
[15] - Régor, Contes qui coulent de Source, la quintessence du conte, EDIRU, 2006, p. 142. d’après un conte de Sorhavardî, in Henry Corbin, L’Archange empourpré, Fayard, 1976.
[16] - Platon le Karuna, Le Mal, l'Innocence, la Connaissance, Nice : Les Editions de la Promesse, 2010, p. 53.
[17] - L’homme  superlumineux, op. cit., p. 157.
[18] - Itzhak Bentov, Stalking the Wild Pendulum (Univers vibratoire et conscience), in L’univers est un hologramme, p. 269.
[19] - Voir : Dieu et la science, op. cit., p. 114-115.
[20] - Voir La Métaphysique de Chiffres, op. cit., citant Adrien Marie Le Gendre, Eléments de géométrie.
[21] - Science et Champ Akashique, op. cit., p. 183.
[22] - Idem, p.184.



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