Sciences profanes et Sciences sacrées
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Les Nombres Premiers :
leurs secrets,leurs mystères
et les recherches qu'ils provoquent...
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Géométrie

 
 
Quelques paradoxes scientifiques
 
dont la compréhension passe par le métaphysique
 
 
« Sache – qu’Allâh te confirme
par un esprit procédant de Lui !
– que pour les métaphysiciens véritables,
la transcendance appliquée à Dieu
est l’essence même de la limitation
et du conditionnement.
Elle découle, soit de l’ignorance,
soit d’une inconvenance
quand elle est professée sans réserve.
Le croyant qui prétend suivre les Lois révélées
mais s’en tient à la transcendance
et ne voit rien d’autre fait preuve d’inconvenance
et taxe de mensonge Dieu et Ses Envoyés… »


Ibn’Arabi[1]
 
 
Les paradoxes actuels avancés par la sciences sont de véritables koan ; les réponses demandent un changement de plan, un « saut dans l’inconnu », l’irruption de l’Intelligence... La Transcendance est UNE avec l'Immanence, mais la science ne peut faire fi de la Transcendance. Que nous enseigne la Matière ?
 
L’hypothèse des tachyons
 
Pendant longtemps, la science a considéré la vitesse de la lumière comme infranchissable, puis on a émis l'hypothèse de l'existence des tachyons, classe de particules aux vitesses infinies dont on peut observer l'annihilation avant même la création. Des expériences menées à la faculté d'Orsay et au grand cyclotron auraient confirmé leur existence. Ils ont été à l’origine de la controverse sur la causalité inversée : une cause future aurait un effet sur le passé ! Si la controverse n’a pas d’objet dans le cas du tachyon, elle n’effraie en rien le métaphysicien : le retour à la Source Originelle d’un humain, qui se produira dans le temps futur de la Terre, est la cause actuelle des événements de son existence, qu’il en ait conscience ou non ! D’où le paradoxal Enseignement : « Deviens ce que Tu Es » !
Le big crunch concerne chacun, lorsqu’il sort de cet espace-temps, lorsque son univers illusoire s’effondre et qu’il naît au Réel !
Pour le physicien Régis Dutheil, cette particule de masse nulle formerait la trame physique d'un « Ailleurs » qu'il a longtemps cherché et qu’il dit finalement avoir découvert :
« Bref, l'“Ailleurs” existait bel et bien, il était plein de tachyons, et nous l'avions déniché comme prévu “de l'autre côté de l'univers”, mais, tel un double invisible, cet autre côté se trouvait au plus profond de la matière, à l'intérieur de chaque particule dont nous étions faits et que nous avions sous les yeux ! »[2]
Et Régis Dutheil a réussi à trouver l'équation de cet « Ailleurs » vide où il n'y a, sous l'effet de vitesses infinies, ni présent, ni passé, ni futur, où le temps intégralement transformé en espace permet de se trouver partout à la fois.
Ce serait ce champ tachyonique auquel accèdent ceux qui ont fait « l'Expérience de Mort Imminente[3] ». Ils quittent leur corps physique pour franchir un mur de lumière à une vitesse infinie et accéder à un univers de conscience. Puis ils reprennent possession de leur corps. Nous entrevoyons là la porte que d'autres ont franchie mais en ne laissant derrière eux aucune trace. Dans cette interprétation, il y a un grand risque de se fourvoyer de nouveau et les affirmations de Régis Dutheil ne trouvent aucun crédit auprès des scientifiques, ce qui en soi n’est pas surprenant.
Nulle part dans ce monde ou dans un prétendu autre, la chose observée n’est indépendante de l’observateur. L’observateur et l’observé sont un. « Il n’y a pas d’autre Ailleurs que Moi, Demeure Infinie[4] », énonce Karuna.

Le lien fantôme entre particules jumelles

Einstein et son équipe ont montré[5] que la physique quantique, dont ils essayaient de démontrer la fausseté, impliquait qu'un “lien fantôme” existât entre deux particules “jumelles” émises par un même atome : tout ce qui se produirait sur l'une se répercuterait instantanément sur l'autre. Ils ne croyaient pas que, dans notre univers, la vitesse de la lumière puisse être dépassée et donc à cette prédiction découlant de la physique quantique. Ils étaient loin du compte !
Le concept de “non localité”[6] va se heurter à de nombreuses résistances. Alain d'Aspect, en 1982, expérimente la réalité du phénomène dit du “lien fantôme” : « Certaines corrélations ne peuvent pas être expliquées sans prendre en compte l'existence d'une action à distance.[7] » Deux particules sont distantes de 12 m. La mesure est faite en moins d'un milliardième de seconde. La répercussion a une vitesse d'au moins 20 fois celle de la lumière. Une équipe internationale montre, en 1993, que l'on peut utiliser ce phénomène pour la “téléportation” quantique : quand l'une des deux particules corrélées en rencontre une troisième, sa “jumelle” reçoit par “téléportation”, grâce à ce lien “fantôme”, des propriétés de cette particule et les adopte. Cette expérience est réalisée en 1997 et en 1998 par plusieurs équipes sur une distance d'une dizaine de mètres.
Le lien “fantôme” peut être conservé si les particules sont placées dans des champs magnétiques, à l'écart de toute interaction. Rien n'interdit théoriquement de réaliser cela sur des distances interplanétaires. Le phénomène se déroule au niveau quantique et non pas au niveau macroscopique qui est très différent. Dans l'expérimentation de Nicolas Gisin, en 1997 à Genève, la distance des particules jumelles est de 10 km et la vitesse de la répercussion 10 000 fois celle de la lumière. La théorie prévoit l'instantanéité.
Il faut admettre qu'il existe des interactions à distance qui ne sont composées ni de matière, ni d'énergie ou que la notion de distance entre deux particules n'a pas de sens, ou que la mesure faite sur une particule est instantanément enregistrée par sa “jumelle”. Les avis s'affrontent !
La vérification scientifique ne peut être effectuée que par des scientifiques de très haut niveau. Tous ceux qui ne sont pas scientifiques sont amenés à croire les vérités déduites de ces expériences. Il en est de même dans le champ de l'expérimentation mystique[8] où les phénomènes constatés et les vérités enseignées par les Maîtres Soufis, les grands Yogis, les Connaissants, les Mystiques, les Instructeurs de toutes les époques peuvent être vérifiés par tout chercheur ou, mieux, par tout “trouveur” de bonne foi aventuré dans ces voies. A la condition qu'il atteigne le niveau requis par cette expérimentation. « Chacun de ces grands visionnaires religieux enseigne à ses disciples la voie qui mène infailliblement aux mêmes visions. Leur méthode et la nôtre [la méthode scientifique] ne méritent-elles donc pas une mesure à peu près égale de sage doute scientifique et de crédit provisoire ? », demande Romain Rolland[9].
Dans Autobiographie d’un yogi, il est rapporté que Swâmi Pranabânanda avait la faculté de se dédoubler et d’agir dans un deuxième corps, sans quitter sa cellule. Celui-ci le confirme simplement à son disciple :
«  - Pourquoi es-tu surpris ? La subtile unité du monde des phénomènes n’est pas ignorée des yogis véritables. A tout instant, je vois mes disciples de Calcutta et je m’entretiens avec eux, qui ont également la faculté de vaincre à leur gré tout obstacle matériel.[10] »
Tout Être Réalisé se trouve Maître de la Matière et en donne témoignage lorsque cela s’avère juste, mais ne fait pas état de ses pouvoirs sans à propos ; il vit l’existence d’un homme ordinaire sans problème ! Jamais il n’agit depuis le plan égoïque humain.
Un deuxième exemple est donné dans cette autobiographie. Srî Yukteswar dit à son disciple sortant d’une vision extraordinaire : « L’Esprit de Dieu soutient activement toute forme et toute substance de l’univers ; cependant, il est transcendant et à l’écart dans le vide incréé béatifique, au-delà du monde des phénomènes vibratoires[11] ».
Ces Gurus authentiques sont bien loin de correspondre au sens caricatural donné actuellement à ce mot par l’anti-tradition ! « En sanskrit, guru signifie “poids” : ce qui a du poids, ce qui est lourd. La même racine a donné grave, gravité, gravitation. Le guru est un homme de poids, comme on dit d’une parole qu’elle a du poids, ou d’un homme qu’il pèse une décision.[12] »
N’est-il pas extraordinaire que ce mot soit justement lié à la gravitation ?

Le paradoxe du chat de Schrödinger

Une autre hypothèse, le paradoxe du chat de Schrödinger tente de rendre compte de faits qui passaient pour inimaginables. Certes, c’est un casse-tête mental difficile à concevoir ! Lorsqu'on observe une particule, elle est dans un seul état, mais lorsqu'elle n'est pas observée elle peut être dans deux états contradictoires à la fois. Si la vie d'un chat enfermé dans une boîte dépend d'un mécanisme désintégrant un seul atome, la description quantique de la situation nous dit que, avant l'observation, l'atome est dans un état double, désintégré/non désintégré, que l'appareil est actionné/non actionné et le chat est mort/vivant !
Serge Haroche et son équipe de physiciens ont réalisé pour la première fois au monde l'expérimentation de ce paradoxe[13]. Le rôle du chat est joué par un champ de photons. Un premier atome en traversant le champ de photons le met dans un état double (mort/vivant). Un deuxième atome traverse le champ un peu plus tard pour tester s'il est revenu à son état normal ou s'il est toujours en état double. Les expérimentateurs créent un lien fantôme entre les deux atomes séparés par une distance macroscopique. Le premier atome laisse sa trace dans le champ de photons ; le deuxième récupère ensuite cette trace lors de son passage et il se crée une non-séparativité entre lui et le premier atome. Si les distances sont macroscopiques, les objets sont microscopiques. Ceci prouverait l'existence d'un niveau de réalité situé au-delà de l'espace et du temps, caractérisé par la non-localité. Il n'y a pas interaction à distance entre les particules dans les expériences de non-séparativité parce que, selon le formalisme quantique, on ne peut pas parler de distance entre deux particules alors qu'il y a 10 km de distance entre les détecteurs de ces particules.
Cette expérience-pensée arrive à une conclusion qui parut absurde à beaucoup de physiciens. « Une idée récemment développée, le bayésianisme quantique, ou Qbisme, fait appel à l’interprétation subjective des probabilités pour tenter d’éliminer les paradoxes ou de leur donner une forme moins dérangeante. Le Qbisme ne considère pas la fonction d’onde d’un système quantique comme une entité physique, mais comme un outil mathématique qui reflète les connaissances dont dispose l’observateur du système.[14] »
Avec bon sens, il souligne la croyance subjective de l’observateur : « Plus précisément, l’observateur utilise la fonction d’onde pour traduire sa conviction personnelle qu’un système quantique possède, sachant que les choix et actions propres à l’individu modifient le système d’une manière par nature incertaine.[15] »  Mais  l’un des reproches fait au Qbisme « est son incapacité à expliquer les phénomènes macroscopiques complexes en fonction, des phénomènes microscopiques plus primitifs, comme le fait la théorie quantique habituelle.[16] »
Avec la théorie actuelle des univers parallèles du physicien Max Tegmark : dans l’un de ces univers, le chat est vivant, dans l’autre, il est mort [17] ! Multiplication encore du multiple ! D’ailleurs, les deux états mort/vivant sont virtuels, mais un seul peut se matérialiser, ou mort ou vivant.
Avant d’être observée, une particule élémentaire est un paquet d’ondes, mais lors de l’observation,  une seule particule se matérialise. Les autres « particules fantômes, ou parallèles », virtuelles, sont annulées par l’observateur extérieur. L’Observateur est Unique, transcendant puisque le Moi divin de l’observateur est un « Unique de l’Unique ». Pour Lui, le miroir qu’est la création n’est pas un miroir déformant ; il ne l’est que pour l’ego malade confronté au néant de sa vanité.
Certains chercheurs ne peuvent supporter ce qu’ils découvrent tant leurs notions sont bouleversées ! Le koan ne peut s’ouvrir qu’à une compréhension qui dépasse le seul mental du chercheur.
Il n’y a qu’un Univers dans lequel le moindre événement se répercute sur l’ensemble !  Le moindre geste fait par un Terrien agit d’une façon ou d’une autre dans l’immensité d’univers toujours relatifs à soi.
« Se mettre au rythme de l’Univers, ce n’est pas “se mettre” dans le temps… ni s’y investir… ni se rendre prisonnier de cette relativité qu’est le temps pourtant utile à l’humain pendant sa progression, mais c’est l’utiliser comme un auxiliaire nécessaire pour parvenir à ce qui Est Absolu.[18] »
Au-delà du mental humain dans sa logique relative est l’Intelligence Suprême de la Vie… Là, il ne s’agit plus de penser, mais de Vivre !
Comment rendre compte de cette Illusion qu’est le monde manifesté puisque la projection du mental humain interfère ! Il-Lus-ion, dit la Langue des Oiseaux ! IL déploie la Lumière…

“L'effet tunnel” et le boson de Higgs

“L'effet tunnel” de Raymond Chiao est tout aussi déconcertant : lorsqu'une particule rencontre un mur, le principe d'incertitude nous dit qu'il y a une chance, faible il est vrai, qu'elle soit de l'autre côté du mur puisqu'il y a incertitude sur sa position. Plus le mur est fin, plus la probabilité est forte. Dans certains cas la particule traverse réellement le mur et on peut la recueillir de l'autre côté. C'est sur cet effet “tunnel” que fonctionnent les microscopes les plus perfectionnés.
Comment la particule traverse-t-elle le mur et en combien de temps ? Chiao utilise deux rayons de photons qui se déplacent à la vitesse de la lumière, parcourant des distances égales pour aller par des chemins différents de A à B. Les électrons partis ensemble de A arrivent ensemble à B. Si l'on interpose un mur sur l'un des trajets, la plupart de photons sont arrêtés, mais un petit nombre arrive quand même grâce à “l'effet tunnel”. Les photons qui empruntent le parcours sur lequel se trouve le mur arrivent avant les autres, partis en même temps et ne traversant pas le mur ! Ils vont tous à la vitesse de la lumière et parcourent la même distance ! La lumière ne peut aller plus vite que la lumière ! Lors de l'effet tunnel, la particule se matérialise directement de l'autre côté du mur en “effaçant” celui-ci et non pas en se faufilant entre les molécules du mur. Elle parcourt la distance prévue diminuée de l'épaisseur du mur et arrive avant l'autre qui n'a pas rencontré l'obstacle d'un mur. Plus le mur est épais, plus elles arrivent avant.
Cela semble être la preuve quasi définitive que la matière n'est pas composée d'objets, aussi petits soient-ils, qu'elle n'est pas “matérielle” ! Ce qu’enseignait le nagual toltèque don Juan à Carlos Castaneda, lui disant : « la première vérité relative à la conscience est que le monde extérieur n’est pas en réalité ce que nous croyons. Nous pensons que c’est un monde d’objets et c’est faux.[19] »
Expérience étonnante que celle de ce mur ! Ne bouleverse-t-elle pas les notions de notre mental ? Ce qui est un obstacle pour nous, le mur, ne l’est pas pour l’électron ou la particule ! Et l’obstacle en question - le diable, c’est l’obstacle - raccourcit le chemin à parcourir ! Satan, de la racine hébraïque stn, signifiant “l’opposant”, “celui qui met un obstacle” que la traduction grecque des Septante rendra par diabolos, du verbe diaballein, “mettre un obstacle”. Paradoxe extraordinaire ! Toute notion de distance et d’obstacle est abolie !
Qui peut rester insensible aux résultats de telles expériences ? Ils mettent en valeur les limites du mental humain. Et les obstacles rencontrés par maintes victimes des inquisitions, dans toutes les religions, leur ont permis d’arriver là où leurs persécuteurs arriveront beaucoup plus tard !
La connaissance scientifique actuelle permet de penser qu'il y a un niveau de réalité qui échappe au temps, à l'espace, à l'énergie et à la matière, mais qui peut avoir une influence causale sur notre niveau de réalité. Cela peut être vérifié par tout chercheur scientifique de bonne foi. Bien que nous sachions que le monde n’est pas constitué de “choses”, les humains, physiciens compris, agissent souvent comme si la chose observée ne dépendait pas de l’observateur ! Parce qu’ils ne pensent pas que le monde est « sensible », comme l’affirme don Juan à Castaneda.
 
Depuis de nombreuses années, l’accélérateur de particules du CERN (Organisation européenne pour la Recherche nucléaire) construit à la frontière franco-suisse poursuit sa traque Il fonctionne à la fois comme un microscope qui permet de voir l’infime (10-17 cm), et comme un télescope puisqu’il remonte le temps jusqu’à des milliards d’années. Le 4 juillet 2012, les physiciens du monde entier apprenaient que le CERN avait découvert une particule qui avait toutes les apparences du boson de Higgs, cette particule qui explique la structure fondamentale de l’univers anticipée 48 ans plus tôt : l’hypothèse étant que les autres particules n’ont pas de masse intrinsèque et que celle-ci vient de leur interaction avec le champ de Higgs qui contient ce boson. « Maintenant que l’on sait pourquoi les particules ont une masse, il reste à savoir pourquoi elles ont telle ou telle masse. Il reste également à intégrer au modèle standard la gravitation, qu’il a pour le moment laissée de côté.[20] » Etienne Klein précise que la durée de vie de ce boson est « de l’ordre du milliardième de milliardième de seconde[21] » !
Seulement voilà ! « La science ne donne pas accès à la réalité, mais seulement au modèle mathématique de la réalité.[22] » Et la mathématique n’est qu’une fiction ! Pour clore toute ambiguïté, J. Arnould dit : « Si le boson de Higgs est une particule divine, c’est de façon métaphorique.[23] » Et la masse de l’Univers, s’il en a une ! reste encore à découvrir… La science repoussant toujours les limites ouvre de nouvelles questions et de nouveaux mystères ; c’est une quête sans fin, passionnante et nécessaire… pour se prouver à soi-même que là n’est pas l’Essence-Ciel.
 
Les fentes de Thomas Young
 
Un écran avec deux fentes verticales devant un mur. Lorsque le flux de photons projeté passe par une seule fente et arrive sur le mur, l’on voit sur cetlui-ci une série de raies verticales alternativement sombres et claires : phénomène d’interférence.
Si l’on ferme une fente et que l’on envoie les photons un à un, le premier photon frappe le mur à un point prévisible. Si l’on ouvre la deuxième fente, le deuxième photon lancé dans les mêmes conditions de direction et de vitesse, ne frappe pas le mur au même endroit ! Comment sait-il que la deuxième fente a été ouverte ? Mystère ! Si l’on continue d’envoyer les photos un à un, ils reconstituent les raies exactement semblables à l’image précédente !
Pour Teilhard de Chardin, la plus infime particule est porteuse de conscience, mais ne pense pas.
Les photons agissent en vérifiant la pensée de l’observateur. Change-t-il de pensée, ils changent de comportement ! L’expérimentateur vérifie ce qu’il pense ! Le photon a une connaissance du dispositif expérimental ! Le monde est déterminé au tout  dernier moment par l’observation qu’on en fait.
Si l’on utilise une seule fente et que l’on envoie les particules une à une, lorsqu’elles sont observées, elles changent de comportement ! Nous vivons dans le monde que nous déterminons !
« Selon l’équation de Schrödinger, lorsque les particules de lumière passent à travers la fente d’un écran pour frapper le mur qui se trouve derrière,  10% de ces particules iront frapper une zone A tandis que les 90% restantes iront frapper une zone B. Or le comportement d’une particule prise isolément est imprévisible : seul le comportement d’un grand nombre de particules obéit à des lois statistiques prévisibles, Si nous envoyons les particules une à une à travers la fente, il nous semblera , après que 10% d’entre elles auront heurté la zone A, que les particules suivantes ‘savent’ que la probabilité est accomplie, et qu’elles devront esquiver cette zone.[24] »
Chaque particule est en lien avec le Tout et connaît instantanément l’état quantique de l’Univers. Nous avons la possibilité de changer notre Univers, nous avons cette liberté possible lorsque nous voulons échapper au conditionnement  de la contre-nature, pour retrouver l’unité avec notre Être transcendant. A nous de faire rouler les dés dans la bonne direction ! Notre conscience ne doit pas les jeter au hasard.
« (Dieu) Se décrit pour nous par nous : quand nous le contemplons, nous nous contemplons nous-même et quand Il nous contemple, c’est Lui-même qu’Il contemple.[25] »
 
Conclusion :
 
La matière, même celle illusoire d'un reflet, est rassurante. Le monde est ainsi fixé par des lois physiques dont la transgression défie la raison. Lorsque ces lois ne répondent plus, le héros plonge dans la folie, mais celle-ci n'est-elle pas déjà préexistante ? Ou bien dans la Libération de toute magnétisation à la matière ! Celle-ci joue ce rôle de force de frottement pour l'âme afin de lui permettre de ne pas se perdre dans l'imagination fantasmatique, dans l'astral, et de discerner l’imagination vraie. Pour l'homme ordinaire en chemin vers la perfection, la dualité est sous-jacente à toutes ses manières d'être et de voir. L'incarnation lui est nécessaire pour que puisse se faire la vérification, par « la loi de correspondance et de répondance », de l'état véritable dans lequel il se trouve. Il a besoin de la matière dense pour se révéler à lui-même, pour acquérir la Toute Sagesse.
 
La Matière lamine nos certitudes les mieux établies pour faire éclater la carapace dans laquelle nous sommes enfermés. Voir “d’Ieu” agissant dans et par les forces de frottement est nécessaire pour se situer dans le point unitaire. « Tant que le relatif n'est pas compris comme contenant le divin, il y a des forces de frottement.[26] »
 
[1] - Le Livre des Chatons des Sagesses, tome I, op. cit., p. 115. 
[2] - « Au-delà du mur de la lumière », Entretien avec Régis DUTHEIL, propos recueillis par Michel DESPRATZ, Nouvelles Clés, n°5, printemps 1995, p. 14.
[3] - NDE, Near Death Experience. Voir Raymond Moody, La vie après la vie.
[4] - L’Instruction du Verseur d’Eau, op. cit.
[5] - Article : Albert Einstein, N.  Podolsky et N. Rosen, Phys. Rev. 46, 777, 1935.
[6] - D'après Jean Staune, Aux frontières de la Physique, Convergences, n° 7 ; Université interdisciplinaire de Paris, 1999, p. 2.
[7] - Bel, John, Speakable and Unspeakable in Quantum Mechanics, Cambridge University Press, 1989, p. 139.
[8] - Le mystique est, littéralement, celui qui pénètre dans le « mystère », comme il a été dit.
[9] - La Vie de Ramakrishna, Librairie Stock, 1930, p. 57.
[10] - Paramahansa Yogananda, Autobiographie d’un yogi, Editions Adyar, 1973, p. 30.
[11] - Idem, p. 154.
[12] - Yvan Amar, L’Effort et la Grâce, Albin Michel, 1999, p. 15.
[13] - Haroche and al., Physical Review Letters - Volume 77, Number 24, p. 4887-4890, 9 décembre 1996.
[14] - Hans Christian von Baeyer, « L’étrangeté quantique, juste une impression », Pour la Science, janvier 2014, n° 435, p. 30.
[15] - Ibidem, p. 32.
[16] - Idem, p. 35
[17] - Notre univers mathématique, Dunod, 2014.
[18] - Platon le Karuna, Nouvelle Lettre Ouverte à l’Ami sur le Chemin de la Vérité, Les Editions de la Promessse, 2003, p. 69.
[19] - Le feu du dedans, Gallimard, 1985, p. 44-45.
[20] - Pierre Léna interviewer par O. Nouaillas, avec A. Culat et V. Frémont, « Le boson de Higgs entre Dieu et la science », La Vie, 12 juillet 2012, p. 28.
[21] -Ibidem.
[22] - Thibault Damour, « La science est parfois plus subtile que la religion », propos recueillis par C. Labbé et J. Recasens, Le Point, 12/07/2012, p. 51
[23] - Ibidem, p. 52.
[24] - Dieu et la science, op. cit., p. 127.
[25] - Ibn’Arabi,  cité in Dieu et la science, op. cit., 1, p. 53.
[26] - Livre des Evidences, citation reprise de notre livre Du Cheminement initiatique imagé par saint Roch...



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